11 Mar

Comment créer un site multilingue SEO friendly en 2020 ?

  • Posted by Audrey
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Un site multilingue est le meilleur allié de tout e-commerçant désire promouvoir ses services auprès d’internautes qui parlent différentes langues. Comment procéder ? Quels sont les bonnes pratiques à respecter ? Nos experts SEO vous apportent leurs réponses.

Qu’est ce qu’un site multilingue ?

 

Un site multilingue par sa définition est un site dont le contenu est proposé en plusieurs langues. Il se matérialise sous la forme d’un site qui possède, pour chacun de ses contenus, une ou plusieurs versions traduites. Il est souvent confondu ou assimilé à un site international bien que les deux n’aient pas les mêmes approches.

Du point du vue du référencement naturel (SEO), un site multilingue implique de mettre en place des optimisations techniques pour indiquer aux robots d’indexation la bonne version de votre site à afficher en fonction de la langue utilisé par le navigateur de l’internaute.

 

Site multilingue vs site international : Quelles différences ?

 

Le site multilingue répond au besoin de ciblage des internautes qui parlent plusieurs langues au sein d’un même pays. Le site international répond lui au besoin de ciblage des internautes qui parlent plusieurs langues dans différents pays.

Pour simplifier notre analyse, nous pouvons nous appuyer sur la fonction ‘traduction’. Sur un site multilingue la traduction permet de répondre directement au besoin. Sur un site international, la traduction (généralement déconseillée) y répond  indirectement car elle est la conséquence du choix du pays.

Par conséquent le site international demande de prendre en compte des paramètres supplémentaires et variables tels que la devise. En effet, selon le pays choisi celle-ci peut s’exprimer en €, en $ ou en £ sans qu’un changement de langue soit nécessaire.

En conclusion, pour un site multilingue, la notion clé est la détection de la langue tandis que pour un site international elle correspond au ciblage géographique.

 

Le sous-domaine ou le sous-répertoire : que peut-on mettre en place ?

 

Selon Google, seuls deux structures peuvent répondre efficacement à la problématique en restant sous un même domaine. Il existe une légère différence qui pourra vous aider à choisir la pratique la plus appropriée pour votre site.

L’utilisation d’un sous-répertoire

Un sous répertoire est plus simple à gérer et demande peu de maintenance puisqu’il s’agit du même site. L’avantage indéniable est qu’il offre un excellent compromis entre le coût et la performance à court terme, car c’est le même domaine qui est travaillé. Il nécessite toutefois une maîtrise totale du site web.
Il l’utilise : https://www.ikea.com/fr/fr/

L’utilisation d’un sous-domaine

L’utilisation du sous domaine vous permet de considérer chaque version de site équivaut à un minisite. Tout comme le sous-répertoire, il vous permet de passer outre l’achat d’un nouveau domaine. Il possède également un effet transparent couplé à l’utilisation d’un nom de domaine générique (.com).
Il l’utilise : https://fr.yahoo.com/

 

Les bonnes pratiques pour référencer un site multilingue

1. Utiliser l’attribut href lang et le “x-default”

Avoir un site multilingue va de pair avec la possibilité de le rendre visible auprès des bonnes personnes. Pour cela la balise “Href Lang” vous sera d’une grande aide. Son rôle est d’informer Google de la meilleure version du site à présenter à l’internaute en fonction de la langue de son navigateur. 

Elles sont mise en place généralement directement dans la balise <head> de la page web. Son utilisation n’est pas nécessaire pour un site qui propose un contenu en une seule langue.

Une fois intégrée correctement au code source, elle se présente de la façon suivante :

<link rel=”alternate” hreflang=”fr” href=”http://exemple.com/fr/” />

<link rel=”alternate” hreflang=”en” href=”http://exemple.com/en/” />

<link rel=”alternate” href=”http://example.com/” hreflang=”x-default” />

Précisions importantes

  • La balise hreflang:
  • Est réciproque entre les équivalents linguistiques de chacune des pages
  • Ne remplace pas la fonction de la balise canonique
  • Doit être composée d’urls accessibles en code 200

 

2. Traduction professionnelle et intégrale du site web

Lorsque vous vous rendez sur un site, que vous vous retrouvez sur une version du site dans votre langue maternelle, et que le texte est truffé de fautes (temps, expressions, contexte) vous êtes forcément déçus. Identifier en quelques lignes qu’un site est mal traduit peut faire fuir les internautes. Pire, cela renvoie une mauvaise image de marque.

Lorsque vous envisagez de traduire vos pages, privilégiez plutôt une traduction professionnelle ou native du contenu, cela rassure l’internaute.

 

3. Un fichier sitemap.xml spécifique

Vous pouvez recourir à l’utilisation d’un fichier sitemap.xml pour indiquer à Google les différentes versions linguistiques disponibles sur votre site web. Pour ce, vous devez utiliser les éléments <loc> et <xhtml:link> 

Précisions importantes

  • Il faut créer un élément <url> chaque URL.
  • La déclaration en tant qu équivalent ne rend pas facultatif la création de l’élément <url> notifié au point précédent.
  • Chaque élément <url> doit inclure un élément enfant <xhtml:link rel=”alternate” hreflang=”code de la langue”> avec la page elle même et ses différentes variantes.

 

Top 5 des erreurs les plus fréquentes dans l’implémentation du SEO multilingue

Comme nous l’avons vu un peu plus tôt, disposer d’un site multilingue SEO friendly ne s’arrête pas qu’à la simple traduction du  site. Compte tenu des différentes optimisations à mettre en place certaines erreurs peuvent se glisser dans le processus. Voici une liste des erreurs les plus fréquentes que l’on retrouve sur les sites qui proposent du contenu en plusieurs langues aux internautes.

Traduction partielle du site

Ajouter une nouvelle langue c’est comme recréer totalement son site dans la langue en question. Il ne s’agit pas uniquement de traduire le contenu mais également les éléments de contexte.

Souvent sur certains sites, il n’y a donc qu’une traduction partielle. Certains éléments tels que le footer, le menu, le contenu situé dans les images et/ou les documents téléchargeables ne sont pas traduits. Cela mène généralement à une mauvaise expérience utilisateur en plus d’une décrédibilisation du site.

A titre de comparaison, c’est comme si vous entrez dans un restaurant, que le personnel y est bilingue mais que la carte n’est pas traduite.

Utilisation des paramètres de localisation dans les urls

L’implémentation de la langue dans la structure des urls est une opération à prévoir en amont. Comme mentionné plus haut dans l’article, nous recommandons en fonction des besoins d’utiliser un sous répertoire (exemple.com/fr) ou un sous-domaine (fr.exemple.com).

En dehors de ces deux implémentations conseillées, l’ajout d’un paramètre dans l’url (exemple.com?loc=fr) reste encore utilisé. Plus facile à mettre en place techniquement, il est totalement déconseillé pour deux raisons. Cette implémentation ajoute des contraintes techniques si le site passe de multilingue à international et complique la segmentation de l’url pour les robots d’indexation.

Déclaration en html des href lang hors du <head>

Il arrive souvent que des balises hreflang soient déclarées dans le <header> et non le <head>. Même si le nom de ces balises html est proche, leurs fonctions sont totalement différentes

D’un point de vue SEO, le <head> va permettre de donner directement les informations importantes aux robots d’indexation (title, Meta Description, Données Structurées). Son contenu n’est pas directement visible à l’écran car il est situé en amont du <body>. Le <header> fait quant à lui parti du <body>, il est lui souvent utilisé pour ajouter des éléments visibles à l’écran en amont du contenu et d’autres balises tels que le <h1>.

Bouton de changement de langue mais pas de href lang

Les sites multilingues utilisent très souvent un  sélecteur de langue. Situé généralement en haut à droite, il peut être en texte brut, représenté par un drapeau ou intégré dans une liste déroulante avec toutes les langues disponibles.

Bien qu’il permette de passer d’une langue à une autre, ce sélecteur ne remplace en aucun cas la fonction des balises hreflangs.

Non déclaration du x-defaut

Généralement oublié (puisque facultatif), le x-défaut permet de compléter sa balise hreflang. Étant correctement renseigné, il vous offre l’opportunité de définir une page par défaut destinée aux utilisateurs qui utilisent un navigateur dans une langue pour laquelle vous n’avez pas prévu de traduction.

Par exemple si vous avez développé un site Français/Anglais, grâce aux x-défaut vous pouvez spécifier la version à prioriser pour un internaute qui utilise un navigateur en espagnol.

Il est vrai que cela peut sembler être anecdotique mais comme l’a si bien dit Léonard de Vinci, “Les détails font la perfection, et la perfection n’est pas un détail”.

 

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